" Il faut vraiment comprendre que le mental est le 4ème pilier du sport "

Yann Menegaux

Coach et responsable du pôle espoir PACA

Photo : France 3 - © MAXPPP


Interview d'un entraîneur national à la Fédération de Squash


Yann, tu es entraîneur national à la Fédération de Squash, c’est bien ça ?

Absolument ! Je m’occupe notamment du pôle espoir jeunes et équipes de France junior.

Yann, avant de t’inscrire à la formation LNF, quelle vision avais-tu de la Préparation Mentale ?

C’est un sujet qui m’intéresse depuis longtemps. Il y a quelques années, j’ai obtenu un diplôme universitaire (DU) en Préparation Mentale. Malgré ça, la Préparation Mentale restait pour moi quelque chose d’assez complexe et surtout de pas simple à mettre en place. Depuis mon diplôme, je ne m’en suis quasiment jamais servi avec mes équipes à la Fédération, parce que l’application était trop complexe et demandait trop de temps.

Ça a changé avec la formation LNF ?

Complètement. Vous avez fait un super travail pour rendre la Préparation Mentale accessible à tous et facile à appliquer dans le quotidien de l’entraîneur ou du sportif. J’étais encore en train de suivre votre formation que déjà j’appliquais votre outil Motivation avec mes équipes jeunes et adultes. Et ça marche super bien. Vos outils sont faciles à appliquer sur le terrain et ils marchent, bravo.

Beaucoup associent la Préparation Mentale et le suivi psychologique, tu en penses quoi ?

Ça n’a rien à voir et il ne faut pas les confondre. Votre formation permet de bien séparer les deux. Vos outils concernent uniquement les sujets liés à la performance (motivation, objectifs, concentration, stress, et ainsi de suite), il n’y a rien de psychologique dans tout ça, ni de « psychologisant ». Et c’est très bien parce que le versant psychologique n’est pas du ressort de l’entraîneur. Chacun son métier.

Maintenant que tu connais les outils de LNF, tu penses que la Préparation Mentale c’est pour tout le monde ou bien c’est réservé seulement au haut niveau ?

Franchement, c’est pour tout le monde et c’est très important que ce point soit bien compris dans notre sport.

D’abord, il n’y a pas d’âge pour utiliser ces outils. Je peux l’attester à titre personnel : j’accompagnais il y a peu mon fils de 4 ans et demi à son cours d’athlétisme et je sentais qu’il était moins motivé. En quelques questions dans la voiture, grâce à la structure de votre outil Motivation, j’ai identifié facilement ce qui posait problème et je savais quoi faire pour l’aider à remonter sa motivation.

Ensuite, il n’y a pas de niveau pour utiliser la Préparation Mentale. Toujours à titre personnel, je pratique la course à pied et je regarde souvent les forums d’échanges. Je vois les coureurs poser des questions essentielles comme par exemple : comment faire quand on se dit qu’on ne va pas tenir, comment rester concentré tout au long de la course, comment être motivé quand on s’entraîne tout seul l’hiver, et ainsi de suite. Je vois bien que l’entraîneur de leur club n’a pas de billes à leur donner, alors que les sportifs ont une vraie demande sur ces sujets. Et là on est dans la course à pied version loisir, on n’est pas du tout dans le haut niveau. Les questions de motivation, de stress, de concentration, de discours interne, de confiance en soi, concernent absolument tous les sportifs, petits ou grands, loisir ou compétition.

D’ailleurs, je conseille fortement les entraîneurs d’école de squash de se former avec votre formation et d’utiliser ces outils avec les jeunes. Plus tôt on permettra aux enfants d’avoir une bonne concentration, de savoir gérer un problème de confiance en soi, de stress, ou de discours interne, mieux ils seront dans leur sport et plus ils pratiqueront. Et c’est pareil avec les adultes bien sûr, tous les sportifs ont ce genre de besoin.

Il faut vraiment comprendre que le mental est le 4ème pilier du sport, qu’on le pratique à haut niveau ou en loisir. Et c’est indispensable de comprendre comment ça fonctionne.

On apprend quoi, quand on s’inscrit à la formation LNF ?

On apprend des outils qui concernent des sujets précis. Les outils sont faciles à comprendre et faciles à appliquer avec les jeunes comme avec les adultes, à haut niveau ou en loisir, chacun le fait ensuite dans son environnement. Ils concernent la motivation, la concentration, le stress, le discours interne, les objectifs, la confiance en soi, les routines, et l’imagerie mentale.

Tu disais que ces sujets sont importants même dans les clubs ?

C’est en effet essentiel pour un club d’avoir au moins une personne référente, formée à la Préparation Mentale avec vos outils. Il y a un vrai besoin dans les clubs sur ces sujets chez tous les sportifs.

Un autre exemple personnel : dernièrement, j’étais en famille et je croise un de mes neveux, qui fait du BMX. Il est venu me voir pour savoir comment gérer sa motivation pendant la course. L’entraîneur de son club ne connaît pas les outils de la Préparation Mentale et il lui dit d’« y aller à fond » et de « pousser sur les pédales »… C’est vraiment trop court et ça ne suffit pas ou en tout cas ça ne suffit plus aujourd’hui. Mon neveu est venu me voir parce qu’il sait que j’ai de réponses parce que je me suis formé. Les entraîneurs de clubs doivent se former.

Plus de trois mille entraîneurs ou sportifs ont déjà suivi le parcours de LNF en Préparation Mentale en France tous sports confondus. On dirait quand même que les mentalités commencent à changer un peu non ?

Pendant longtemps, on a vu des gens arriver et se déclarer experts en Préparation Mentale. Comme personne n’y comprenait rien, on ne pouvait pas savoir si c’était vrai ou pas. Souvent en fait, ils avaient juste leur propre expérience et n’étaient pas forcément très efficaces. Ou alors ils jouaient au gourou avec des attitudes un peu mystérieuses et ça finissait par être problématique surtout quand on ne peut pas mesurer l’efficacité de leurs interventions. Dans les Fédérations aussi, on essayait de parler de Préparation Mentale, mais franchement on manquait d’expertise et d’outils simples et efficaces comme ceux de LNF pour être clairs et crédibles sur ce sujet. À mon avis, tout ça a un peu terni l’image de la Préparation Mentale dans le sport en France et a ralenti sa diffusion.

Maintenant, je pense que cette période est derrière nous. D’abord, il y a tous ces très grands sportifs que tout le monde a entendus déclarer qu’ils arrivent à faire la différence grâce à leur mental et l’idée que le mental est sans doute le point-clé de la performance me semble être une idée largement acceptée à présent.

Ensuite, les entraîneurs s’intéressent de plus en plus à la Préparation Mentale. C’est évident que c’est l’entraîneur qui côtoie le plus le joueur. Les deux personnes au centre du projet sportif d’un athlète c’est d’abord l’athlète et ensuite l’entraîneur.

Pour que l’entraîneur puisse guider le projet et réagir aux situations qui surviennent, qu’elles soient physiques ou mentales, il doit être formé en Préparation Mentale, c’est essentiel pour orienter correctement tout le staff et le sportif sur les bons axes de travail.

S’il n’a aucune connaissance du sujet, il ne pourra pas être efficace, ni contrôler ou faire intervenir le préparateur mental de la bonne façon. En plus de ça, le préparateur mental n’est pas toujours là et l’entraîneur doit souvent trouver des solutions tout seul sur la question du mental. D’où son besoin d’être formé, lui aussi. Ça devient de plus en plus clair dans l’esprit des entraîneurs et je le vois aussi quand je discute avec mes collègues des autres sports.

Ensuite, dans les clubs c’est encore plus évident : on n’a pas les moyens de faire intervenir un préparateur mental externe. C’est à l’entraîneur d’agir sur ce sujet et on voit bien ça fait vraiment partie des compétences de base qu’on attend d’un entraîneur à présent.

On a beaucoup d’athlètes qui viennent se former chez LNF. Tu penses que c’est bien qu’un athlète se forme lui aussi ?

J’ai moi-même été un athlète avant d'entraîner, même si je ne l’ai pas été au plus haut niveau. J’aurais beaucoup aimé suivre votre formation à l’époque. J’aurais donné plus de sens à ce que je faisais et j’aurais passé certains caps plus vite. Ça m’aurait aidé aussi à aller plus loin et à viser plus haut.

Il y a aussi un point important lié au squash : nos sportifs se déplacent beaucoup et ils ne sont pas toujours accompagnés par un entraîneur parce que c’est beaucoup d’argent à chaque fois. La plupart du temps, ils sont seuls. S’ils sont formés en Préparation Mentale, ils sauront comment réagir face aux situations qui surviendront. S’ils ne sont pas formés, ils ne pourront pas inventer des solutions à partir de leur seule expérience. On ne gère pas le mental en fonction de son expérience de vie, ça ne suffit pas, il faut avoir appris comment ça fonctionne et avoir les bons outils pour y arriver.

Ensuite, si le sportif est jeune, c’est aussi très important et peut-être même encore plus important, qu’il ait appris à gérer son mental. Là c’est de la responsabilité de son entraîneur de s’être formé sur ce sujet et d’avoir correctement préparé son sportif pour qu’il ait les bonnes routines et qu’il sache quoi faire pour rester motivé, couper son stress, garder confiance, rester concentré, et ainsi de suite, car il aura besoin d’être préparé à ça pour le gérer quand il sera tout seul en compétition.

Tu parles souvent d’« entraînement mental » plutôt que de « Préparation Mentale », pourquoi ?

Je trouve que c’est plus explicite. Parler d’entraînement mental permet de faire comprendre au sportif que ça fait complètement partie de l’entraînement. Le mental n’est pas quelque chose à part. On doit le travailler et le renforcer exactement comme on travaille son cardio, ses tactiques ou encore sa technique. Si le sportif n’a pas préparé son mental, il ne pourra pas compter dessus quand il en aura besoin. Exactement comme pour les trois autres piliers du sport (physique, technique, tactique).

Tu sais que la Fédération de Squash a été l’une des premières à signer un partenariat avec LNF pour faciliter l’accès des entraîneurs et des sportifs à la Préparation Mentale ?

Oui, c’est Julien Muller qui s’est formé d’abord et ensuite ils se sont mobilisés avec Nicolas Sajat début 2020 pour nous donner accès à cette formation. Franchement, on peut les remercier, c’est top. Maintenant il faut qu’on arrive à former le plus grand nombre d’entraîneurs, y compris dans les écoles de squash avec les jeunes et dans les clubs d’une façon générale. La formation est là, l’accès est facilité grâce au partenariat avec votre organisme, il n’y a plus qu’à s’inscrire ! En plus la formation est 100% à distance, elle est prise en charge pour quasiment tout le monde et elle délivre une certification reconnue par l’État. On ne peut pas faire mieux dans la Fédé pour diffuser le sujet au maximum !

Je pense d’ailleurs que les parents aussi, ceux qui sont impliqués dans le projet sportif de leur enfant, devraient suivre la formation, pour comprendre comment fonctionne le mental de leur enfant et bien les accompagner.

On arrive à la fin de l’interview, un grand merci Yann pour ton témoignage vraiment très clair ! Tu souhaites dire quoi en conclusion aux camarades qui liront l’interview ?

La formation LNF est hyper facile à suivre parce qu’elle est en e-learning : on peut se mettre dessus dès qu’on a un moment, dans le train, en attendant un avion, quand on est au calme chez soi, c’est hyper accessible avec juste un ordinateur et une connexion internet. Les vidéos sont découpées en petits moments de quatre minutes maximum à chaque fois, ce qui fait que c’est très pédagogique et facile d’accès et franchement on a envie d’avancer et de passer à l’autre vidéo à chaque fois. Les outils sont clairs, faciles à comprendre et faciles à appliquer et ils fonctionnent super bien. Je peux en attester. Donc, allez-y, formez-vous ! C’est vraiment important qu’on arrive à passer le cap du mental dans notre sport. Avec cette formation, nous aurons tous une base commune, ce sera très utile pour la suite.


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